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Comment commencer à investir au Canada : guide du débutant

Investir au Canada n'est pas compliqué une fois le bruit écarté, mais cela récompense de faire quelques choses dans le bon ordre. Ce guide parcourt ce qu'il faut régler avant d'investir un dollar, quels comptes enregistrés utiliser et pourquoi, comment placer votre premier placement, et les erreurs qui font trébucher presque tous les débutants.

Avant d'investir un seul dollar

Investir ne joue en votre faveur qu'une fois quelques bases en place. Si vous portez des dettes à intérêt élevé, comme des soldes de carte, les rembourser bat habituellement tout rendement raisonnable du marché, car le taux de cette dette est un coût garanti qui joue contre vous chaque mois.

Vous voulez aussi un petit coussin d'encaisse (un fonds d'urgence) dans un compte d'épargne à intérêt élevé avant d'investir sérieusement. Les placements peuvent chuter juste quand vous avez besoin de l'argent; quelques mois de dépenses en encaisse évitent de vendre au mauvais moment.

Enfin, précisez votre horizon. L'argent dont vous aurez besoin dans un an ou deux n'a généralement pas sa place en Bourse. L'argent que vous ne toucherez pas avant cinq ans et plus peut raisonnablement prendre plus de risque.

À lire aussi : TFSA Growth Calculator · RRSP Growth Calculator. Pour les règles officielles, consultez Canada Revenue Agency.

Choisissez le bon compte avant le placement

Les comptes enregistrés existent pour mettre votre croissance à l'abri de l'impôt, et choisir le bon compte compte souvent plus que le fonds précis que vous achetez. Confirmez toujours vos chiffres actuels dans Mon dossier de l'ARC plutôt que de deviner.

  • CELI : cotisations non déductibles, mais croissance et retraits entièrement libres d'impôt, droit rajouté l'année suivante. Bon pour presque tout objectif.
  • REER : cotisations déductibles maintenant, retraits imposés plus tard, généralement à la retraite quand votre taux peut être plus bas. Droit basé sur un pourcentage du revenu gagné, jusqu'à un maximum annuel.
  • CELIAPP : lancé en 2023 pour les premiers acheteurs. Il combine une déduction de type REER avec des retraits libres d'impôt de type CELI pour une habitation admissible. Limites annuelle et à vie — confirmez auprès de l'ARC.
  • REEE : pour les études d'un enfant, sans déduction, mais le fédéral ajoute une subvention à vos cotisations jusqu'à une limite annuelle — essentiellement de l'argent gratuit.

La plupart des débutants peuvent commencer avec un CELI seul et ajouter d'autres comptes à mesure que leurs objectifs grandissent.

Choisissez comment vous investirez réellement

Une fois le compte choisi, il vous faut un endroit pour le détenir. Au Canada, généralement l'une de trois voies.

  • Un courtier à escompte, où vous achetez et vendez vous-même : l'option la moins coûteuse, mais les décisions vous reviennent.
  • Un robot-conseiller, qui bâtit et gère un portefeuille diversifié pour vous selon un questionnaire, moyennant des frais annuels modestes.
  • Un conseiller à service complet ou à honoraires, qui offre des conseils personnalisés, généralement pour des frais plus élevés qui peuvent en valoir la peine dans des situations complexes.

Quelle que soit la voie, examinez les frais. Un ratio des frais de gestion (RFG) qui semble petit compose contre vos rendements chaque année, donc une différence apparemment mineure représente une somme importante sur des décennies.

Une stratégie de départ simple

Vous n'avez pas besoin de choisir des actions individuelles pour bien investir. Un seul fonds largement diversifié et à faible coût, détenant des centaines ou des milliers d'entreprises, peut faire l'essentiel du travail à long terme, et enlève la pression de deviner quelle entreprise surperformera.

Mettez en place des cotisations automatiques à chaque paie pour acheter régulièrement, peu importe le marché — une habitude appelée achats périodiques par sommes fixes. Cela retire l'émotion du choix du moment.

Faites correspondre votre répartition entre actions et actifs plus sûrs (obligations) à votre horizon et à votre confort face à la volatilité. Un horizon plus long soutient une part plus élevée en actions; un horizon plus court appelle plus de prudence.

Les erreurs qui font trébucher les débutants

Tenter d'anticiper le marché coûte généralement plus que ça ne rapporte, car manquer même une poignée des meilleures journées peut nuire nettement aux rendements, et personne ne peut prédire lesquelles.

Courir après le placement qui fait jaser en ligne est un autre piège. Le temps qu'il soit sur toutes les lèvres, une grande partie de l'occasion est souvent déjà intégrée au prix, et vous prenez du risque sans diversification.

Vérifier votre portefeuille chaque jour et réagir à chaque baisse est une habitude à briser tôt. Fixez un calendrier, une ou deux fois par an, pour réviser et rééquilibrer, et laissez le plan tranquille autrement.

Questions fréquentes

Combien d'argent faut-il pour commencer à investir au Canada ?

Aucun minimum imposé par la loi. Bien des courtiers à escompte et robots-conseillers permettent de commencer avec ce que vous avez, même un petit montant, et la plupart permettent des cotisations automatiques. L'habitude d'investir régulièrement compte bien plus que votre premier dépôt.

Devrais-je investir dans un CELI ou un REER d'abord ?

Ça dépend de votre revenu et de vos objectifs. En général, un CELI convient aux revenus faibles à moyens et aux objectifs à court ou moyen terme, tandis qu'un REER brille aux revenus élevés. Confirmez votre droit pour les deux dans Mon dossier de l'ARC.

Ai-je besoin d'un conseiller financier pour commencer ?

Non. Bien des Canadiens bâtissent un portefeuille solide par un courtier à escompte ou un robot-conseiller. Un conseiller peut valoir la peine si votre situation est complexe, mais c'est un choix, pas une obligation.

Sources

Information générale destinée aux lecteurs canadiens; ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou de placement personnalisé. Les chiffres reflètent la date de révision; confirmez les limites et règles en vigueur auprès de l'ARC ou d'un professionnel qualifié avant d'agir.