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La Banque Nationale prévoit racheter jusqu'à 10 millions d'actions, pour au plus 2,25 milliards $ — Banking · CoinCompass
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La Banque Nationale prévoit racheter jusqu'à 10 millions d'actions, pour au plus 2,25 milliards $

Le nouveau programme vise environ 2,6 % des actions ordinaires de la banque, après une année où elle a élargi son programme précédent tout en maintenant un ratio CET1 de 13,5 %.

La Banque Nationale du Canada (TSX : NA) entend continuer à réduire son nombre d'actions. L'institution montréalaise a annoncé vendredi que son conseil d'administration a autorisé une nouvelle offre publique de rachat dans le cours normal des activités, visant jusqu'à 10 000 000 d'actions ordinaires, pour un maximum de 2,25 milliards $. Les actions rachetées seront annulées.

Cela représente environ 2,6 % des 382 837 767 actions ordinaires en circulation au 1er septembre 2026. Le programme doit encore être approuvé par le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) et la Bourse de Toronto. Il devrait débuter vers le 9 octobre 2026 et prendre fin vers le 8 octobre 2027.

Les chiffres en contexte

  • Nouveau programme : jusqu'à 10 millions d'actions, plafonné à 2,25 milliards $, environ 2,6 % des actions en circulation
  • Programme précédent, lancé le 25 septembre 2025 : d'abord jusqu'à 8 millions d'actions, soit 2,04 % des actions en circulation
  • En mars 2026, les autorités ont approuvé une modification portant ce plafond à 14,5 millions d'actions
  • Au 28 février 2026, la banque avait racheté 6 376 200 actions à un prix moyen de 165,75 $
  • Le nombre d'actions en circulation est passé de 392 069 258 au 21 août 2025 à 382 837 767 au 1er septembre 2026

Pourquoi une banque rachète ses actions

Un rachat redonne aux actionnaires le capital excédentaire en réduisant le nombre d'actions, ce qui augmente la part des profits futurs revenant à chaque action restante. La Banque Nationale a les moyens de ses ambitions : au troisième trimestre terminé le 31 juillet, elle a déclaré un bénéfice net de 1 307 millions $, en hausse de 23 % sur un an, et un résultat dilué par action de 3,25 $, en hausse de 26 %. Son ratio des fonds propres de catégorie 1 sous forme d'actions ordinaires (CET1) était de 13,5 %, contre 13,8 % à la fin d'octobre 2025.

La banque a aussi déclaré un dividende trimestriel de 1,32 $ par action ordinaire, payable le 1er novembre 2026. Les rachats se feront à la Bourse de Toronto et sur d'autres systèmes de négociation canadiens, au prix du marché, possiblement par l'entremise de programmes automatiques confiés à Financière Banque Nationale.

L'autre côté de la médaille

Un programme de rachat fixe un plafond, pas une obligation. La banque précise que le nombre d'actions rachetées et le moment des achats restent à sa discrétion, et elle cite les tensions commerciales, les tarifs, l'incertitude géopolitique et le risque de récession parmi les facteurs qui pourraient changer ses plans. Son ratio CET1 a déjà glissé cette année, en partie à cause des rachats, et les autorités exigent des coussins de capital qui peuvent se resserrer en période difficile.

Reste aussi la question du prix. Un rachat crée le plus de valeur quand l'action est achetée sous sa valeur intrinsèque; racheter massivement quand l'action est chère profite moins aux actionnaires de long terme qu'il n'y paraît.

Ce que ça change pour l'investisseur ordinaire

Pour l'actionnaire, un rachat agit comme une distribution discrète et à impôt différé : aucun argent n'arrive dans le compte, mais sa part de la banque grossit légèrement. Pour comparer les six grandes banques, additionner dividendes et rachats donne un portrait plus complet que le seul rendement du dividende. Détenir des actions bancaires par l'entremise d'un FNB indiciel canadien permet de répartir le risque propre à chaque entreprise. Il s'agit d'information générale, et non de conseils personnalisés.

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Sources

Information générale à caractère journalistique, et non un conseil financier personnalisé. Les chiffres reflètent la date de publication.