
La SCHL prévoit un marché immobilier plus faible — et des prix en baisse — pour le reste de 2026
La SCHL révise ses prévisions à mi-année: moins de ventes, des prix moyens en baisse et un marché locatif qui pourrait se détendre dans les trois plus grandes villes du pays.
Ce que dit la SCHL
Dans la mise à jour à mi-année de ses Perspectives du marché de l'habitation, la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) revoit ses attentes à la baisse pour le reste de 2026. L'organisme fédéral prévoit maintenant 457 200 reventes de propriétés au pays cette année, à un prix moyen de 675 200 $, comparativement à 470 314 ventes à un prix moyen de 679 543 $ en 2025. Autrement dit, la SCHL s'attend à la fois à moins de transactions et à des prix plus bas qu'il y a un an.
Ce n'est pas un effondrement, mais une tendance claire de refroidissement qui touche l'ensemble du marché résidentiel canadien, pas seulement une ville ou une province en particulier.
Pourquoi les prix continuent de reculer
La SCHL maintient son scénario de base d'une croissance économique modeste de 0,7 % pour 2026, un chiffre qu'elle attribue notamment à un ralentissement de la construction résidentielle et à une forte croissance des importations, deux facteurs qui pèsent sur l'économie dans son ensemble.
Sur le marché du logement lui-même, l'organisme s'attend à ce que les prix continuent de s'ajuster à la baisse tout au long de 2026, sous l'effet combiné d'une croissance démographique plus lente, de coûts d'emprunt qui demeurent élevés et d'une croissance modeste des revenus des ménages. La SCHL prévoit ensuite une reprise, mais qualifiée elle aussi de modeste, une fois cette période d'ajustement passée.
Du côté des locataires: plus d'options en vue
Le portrait n'est pas homogène entre propriétaires et locataires. La SCHL s'attend à ce que les taux d'inoccupation locative augmentent à Toronto, à Vancouver et à Montréal, à mesure que de nouvelles unités arrivent sur le marché. Cette offre additionnelle devrait ralentir la croissance des loyers dans ces trois grands marchés.
En revanche, la construction de copropriétés devrait rester particulièrement faible jusqu'en 2028 selon les prévisions de l'organisme, ce qui signifie que le relâchement attendu du côté locatif ne s'accompagne pas nécessairement d'un rebond équivalent du côté de la mise en chantier de condos neufs.
Ce que ça signifie pour votre argent
Pour les ménages canadiens, ces prévisions dessinent un contexte où l'attentisme sur le marché de la revente pourrait se prolonger: moins de transactions, des prix qui continuent de s'ajuster vers le bas, et des coûts d'emprunt qui demeurent un frein important selon la SCHL elle-même. Pour les locataires des trois plus grands marchés du pays, la hausse attendue des taux d'inoccupation pourrait se traduire par une pression un peu moins forte sur les loyers, sans pour autant représenter un renversement complet de la situation.
Ces chiffres sont des prévisions macroéconomiques d'un organisme fédéral, pas une prédiction pour un quartier, un immeuble ou une transaction en particulier — les marchés locaux peuvent diverger sensiblement de la moyenne nationale. Cet article présente de l'information générale sur l'état du marché immobilier canadien et ne constitue pas un conseil financier, juridique ou d'investissement individualisé; toute décision d'achat, de vente ou de location devrait tenir compte de votre situation personnelle et, au besoin, de l'avis d'un professionnel qualifié.
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Sources
- CMHC now sees home sales, prices declining in 2026 amid weaker market activity – BNN Bloomberg
- CMHC's Canada Housing Market Outlook: Summer 2026
Information générale à caractère journalistique, et non un conseil financier personnalisé. Les chiffres reflètent la date de publication.