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La Banque du Canada maintient son taux à 2,25 %, mais voit grandir les risques inflationnistes — Rates · CoinCompass
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La Banque du Canada maintient son taux à 2,25 %, mais voit grandir les risques inflationnistes

La Banque du Canada a laissé son taux directeur à 2,25 % le 2 septembre, citant un deuxième trimestre vigoureux, une inflation près de 3 % portée par l'essence et l'incertitude des tarifs américains.

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le 2 septembre. Le taux officiel d'escompte reste à 2,5 % et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %. La décision était attendue, mais le ton s'est durci : le Conseil de direction estime que les risques à la hausse pour l'inflation se sont accrus et se dit prêt à ajuster la politique monétaire au besoin.

Le gouverneur Tiff Macklem et la première sous-gouverneure Carolyn Rogers ont expliqué la décision lors d'une conférence de presse par téléconférence. M. Macklem a prévenu que les nouveaux tarifs américains devraient frapper durement les secteurs ciblés.

Ce que la Banque a observé

  • Croissance : le PIB a progressé de 3,3 % au deuxième trimestre, après un premier trimestre très faible, grâce à des gains généralisés dans la consommation, le logement, les exportations et l'investissement des entreprises.
  • Emploi : le taux de chômage a légèrement reculé à 6,4 % en juillet, mais la Banque juge qu'il subsiste une offre excédentaire dans l'économie.
  • Inflation : l'inflation mesurée par l'IPC tourne autour de 3 %, surtout à cause du prix de l'essence. Sans l'essence, elle était de 2,2 % en juillet, et les mesures de l'inflation fondamentale restent proches de 2 %.
  • Conditions financières : les rendements obligataires à long terme ont monté et les conditions financières se sont resserrées depuis juillet.

Le contexte mondial

La Banque énumère une longue liste de risques extérieurs. Le conflit au Moyen-Orient maintient les prix de l'énergie à un niveau élevé, tandis que les nouveaux tarifs américains et les contre-mesures canadiennes ajoutent de l'incertitude pour les industries exposées au commerce. Ailleurs, la croissance américaine demeure solide, celle de la zone euro a dépassé les attentes au deuxième trimestre, et l'économie chinoise a ralenti.

La grande question pour la Banque : les prix élevés du pétrole vont-ils déborder de la pompe vers les prix des autres biens et services? Si c'est le cas, l'inflation pourrait rester au-dessus de la cible de 2 % plus longtemps que prévu.

L'autre côté de la médaille

On peut aussi soutenir que les taux sont déjà au bon niveau. L'inflation fondamentale est près de la cible, la croissance des salaires s'est refroidie et la Banque reconnaît elle-même que l'économie tourne sous son potentiel. Les tarifs freinent la croissance autant qu'ils poussent les prix, et la plus récente escalade commerciale pourrait ralentir l'embauche dans la fabrication et le transport cet automne.

Ce double risque explique pourquoi les marchés sont partagés. Le courtier hypothécaire Perch note que les marchés accordent environ une chance sur deux à une hausse d'un quart de point d'ici la fin de 2026, un revirement marqué par rapport aux discussions sur des baisses il y a un an.

Ce que ça signifie pour les ménages

Pour les emprunteurs, rien ne change dans l'immédiat : les paiements des prêts hypothécaires à taux variable et des marges de crédit liées au taux préférentiel restent les mêmes. Par contre, les taux fixes suivent les rendements obligataires, qui ont grimpé depuis juillet selon la Banque. Les propriétaires qui renouvellent dans les prochains mois pourraient recevoir des offres à taux fixe plus élevées que ce qu'ils anticipaient plus tôt cette année.

Pour les épargnants, le statu quo garde pour l'instant les taux des comptes d'épargne à intérêt élevé et des CPG à peu près stables. La prochaine décision est prévue le 28 octobre, avec un nouveau Rapport sur la politique monétaire. Les ménages qui hésitent entre taux fixe et variable ont intérêt à tester leur budget dans un scénario de hausse plutôt que de baisse. Il s'agit d'information générale et non d'un conseil personnalisé.

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Sources

Information générale à caractère journalistique, et non un conseil financier personnalisé. Les chiffres reflètent la date de publication.