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La Fed relève ses taux pour la première fois depuis 2023, l'écart avec la Banque du Canada se creuse — Rates · CoinCompass
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La Fed relève ses taux pour la première fois depuis 2023, l'écart avec la Banque du Canada se creuse

La Réserve fédérale a haussé son taux directeur d'un quart de point, à 3,75 %-4 %, et prévoit d'autres hausses; le huard a fléchi et la Bourse de Toronto a reculé.

La Réserve fédérale américaine a relevé ses taux d'intérêt mercredi pour la première fois depuis juillet 2023. La décision accentue l'écart entre le coût du crédit aux États-Unis et au Canada, et elle a pesé sur le dollar canadien.

Par un vote unanime de 12 contre 0, le comité de politique monétaire a porté la fourchette cible des fonds fédéraux à 3,75 %-4 %, contre 3,5 %-3,75 % depuis décembre. Selon le communiqué, cette hausse favorisera un retour plus rapide de l'inflation vers la cible de 2 %.

La décision et les attentes

La hausse était largement attendue : l'outil FedWatch de CME lui accordait une probabilité de plus de 90 % avant l'annonce, rapporte Euronews. Ce sont surtout les perspectives qui ont retenu l'attention :

L'indice PCE, la mesure d'inflation privilégiée par la Fed, s'établissait à 3,7 % en juin et en juillet, et l'inflation fondamentale à 3,3 %, contre 3 % avant que la guerre en Iran ne fasse grimper le prix des carburants. Le président Donald Trump a critiqué la décision, estimant que les taux devraient être de 1 % ou moins.

  • 12 des 18 dirigeants prévoient une autre hausse d'un quart de point d'ici la fin de l'année, et quatre voient le taux atteindre 4,375 %
  • 14 s'attendent à ce que les taux soient plus élevés qu'aujourd'hui à la fin de 2027
  • La projection médiane pour 2028 passe de 3,4 % à 3,9 %

L'angle canadien

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le 2 septembre, bien en deçà de la nouvelle fourchette américaine. Un écart plus large rend les placements en dollars américains plus attrayants et pousse généralement le huard à la baisse.

C'est ce qui s'est produit mercredi : le dollar canadien a clôturé à 71,70 cents US, contre 71,85 cents la veille, et s'est échangé autour de 1,40 $ CA pour un dollar américain, son plus bas niveau en plus d'un mois. L'indice composé S&P/TSX a cédé 90,80 points pour terminer à 35 491,27, et le baril de West Texas Intermediate a reculé de 3,5 %, à 102,11 $ US.

La Banque du Canada suivra-t-elle?

Pas nécessairement. L'inflation canadienne était de 3,0 % en août, mais les mesures fondamentales privilégiées par la Banque tournaient autour de 2 %. La Banque se dit prête à hausser ses taux si l'inflation reste élevée, tout en soulignant que les nouveaux tarifs rendent les perspectives de croissance plus incertaines. Les deux économies ne sont pas au même point : la Fed décrit une activité américaine solide, soutenue par l'investissement, alors que le Canada encaisse un choc commercial.

Les risques

Un huard plus faible fait grimper le prix des biens importés, des voyages et des produits tarifés en dollars américains, ce qui peut alimenter l'inflation. Si la Fed relève encore ses taux en décembre, comme le prévoient la plupart de ses dirigeants, l'écart pourrait s'élargir. À l'inverse, une baisse des prix de l'énergie réduirait la pression sur les deux banques centrales. Les projections ne sont pas des engagements et peuvent changer rapidement.

Ce que ça change pour vous

Au Canada, les taux hypothécaires variables suivent la Banque du Canada, pas la Fed : la décision de mercredi ne modifie donc pas directement vos versements. Elle peut toutefois influencer les rendements obligataires canadiens et, par ricochet, les taux fixes.

Si vous prévoyez un voyage ou des achats aux États-Unis, un huard plus faible fait grimper la facture. Les investisseurs qui détiennent des actions ou des FNB américains en dollars canadiens profitent d'un gain de change quand le huard baisse, et l'inverse quand il remonte. Garder une partie de son épargne en dollars américains peut être utile si l'on a des dépenses régulières aux États-Unis. Il s'agit d'information générale, et non de conseils personnalisés.

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Sources

Information générale à caractère journalistique, et non un conseil financier personnalisé. Les chiffres reflètent la date de publication.