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Le PIB canadien bondit de 3,3 % au deuxième trimestre, la récession écartée avant le choc tarifaire — Economy · CoinCompass
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Le PIB canadien bondit de 3,3 % au deuxième trimestre, la récession écartée avant le choc tarifaire

Le PIB réel a augmenté de 0,8 % au deuxième trimestre, soit 3,3 % en rythme annualisé, porté par les exportations, et le premier trimestre a été révisé à la hausse.

L'économie canadienne a connu au printemps sa plus forte croissance en plus de trois ans. Statistique Canada a annoncé vendredi que le produit intérieur brut réel a progressé de 0,8 % au deuxième trimestre, soit 3,3 % en rythme annualisé, la meilleure performance depuis le début de 2023.

L'agence a aussi révisé la croissance du premier trimestre à 0,1 %, plutôt que 0,0 %, ce qui donne environ 0,3 % en rythme annualisé au lieu d'une légère contraction. Cette révision met pratiquement fin au débat sur une récession technique.

Les chiffres par rapport aux attentes

Le rythme annualisé de 3,3 % est légèrement inférieur aux attentes des économistes, mais nettement supérieur à la prévision de 2,5 % de la Banque du Canada pour le trimestre.

L'investissement des entreprises a augmenté, mettant fin à cinq trimestres consécutifs de recul, avec des achats d'ordinateurs et de périphériques en hausse de 16,7 %. Par habitant, le PIB réel a progressé de 1,0 %, la population ayant diminué pour un troisième trimestre de suite. Le taux d'épargne des ménages est passé à 3,7 %.

  • Exportations : +3,6 %, la plus forte hausse depuis le premier trimestre de 2023, menée par un bond de 27,0 % des voitures et camions légers
  • Importations : +0,3 %, après +3,1 % au premier trimestre
  • Consommation des ménages : +0,8 %, avec plus de dépenses en services et en véhicules, et moins en essence et en alimentation
  • Investissement résidentiel : +2,5 %, après deux reculs trimestriels
  • Stocks : une ponction de 17,0 milliards $ qui a retranché 1,3 point de pourcentage à la croissance

Ce qu'en disent les économistes

L'économiste en chef de BMO, Douglas Porter, parle d'un « résultat solide », rappelant que la croissance avait été quasi nulle sur l'ensemble des quatre trimestres précédents. Il estime la croissance du premier semestre à un peu moins de 2 % annualisé, plus près de la tendance de fond. Charles St-Arnaud, de Servus Credit Union, juge que cet élan pourrait aider l'économie canadienne à absorber le choc de la dernière ronde de tarifs américains.

Pourquoi l'horizon est moins rose

Ces bonnes nouvelles regardent dans le rétroviseur. Le PIB mensuel a augmenté de 0,3 % en juin, mais l'estimation préliminaire de Statistique Canada pour juillet indique une activité essentiellement stable, la fin de la Coupe du monde de la FIFA devant peser sur le mois. Ariane Curtis, de Capital Economics, estime qu'il ne faut pas trop s'emballer pour la suite, et la plupart des économistes prévoient un ralentissement au troisième trimestre.

La guerre commerciale en est la principale raison. Des tarifs américains de 50 % sur une gamme de produits canadiens sont en vigueur depuis le 22 août, et les contre-tarifs canadiens commencent le 8 septembre. La ponction dans les stocks et le recul de la population signifient aussi qu'une partie de la vigueur affichée pourrait ne pas se répéter.

Ce que ça change pour vous

Pour les emprunteurs, la date à retenir est le 2 septembre, jour de la prochaine décision de la Banque du Canada. Le taux directeur est maintenu à 2,25 % depuis six décisions, et les données de LSEG montraient que les marchés accordaient près de 99 % de chances à un nouveau statu quo. Selon M. Porter, une croissance aussi forte pointerait normalement vers des hausses, mais les vents contraires tarifaires plaident pour la patience.

Si votre hypothèque arrive à échéance bientôt, le message est que les taux ne devraient pas beaucoup bouger à court terme, dans un sens ou dans l'autre. Pour les investisseurs, une économie plus solide à l'aube d'un choc commercial est un coussin, pas une garantie. Il s'agit d'information générale et non de conseils personnalisés.

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Sources

Information générale à caractère journalistique, et non un conseil financier personnalisé. Les chiffres reflètent la date de publication.