
Le FMI abaisse à 1,1 % sa prévision de croissance pour le Canada en 2026
Dans ses Perspectives de l'économie mondiale d'octobre, le Fonds retranche 0,4 point à sa prévision d'avril, voit l'inflation à 2,8 % et suppose un baril à 95,74 $ US.
Le Fonds monétaire international a revu à la baisse, ce mardi 13 octobre, ses attentes pour l'économie canadienne. Dans ses plus récentes Perspectives de l'économie mondiale, intitulées « Resilience Under Strain, Urgent Choices », le FMI prévoit maintenant une croissance de 1,1 % au Canada en 2026, contre 1,9 % en 2025. C'est 0,4 point de pourcentage de moins que sa prévision d'avril.
Le Fonds cite deux coupables : le choc énergétique lié à la guerre au Moyen-Orient et l'incertitude commerciale qui perdure.
Les prévisions en bref
Le scénario de base suppose un prix moyen du pétrole de 95,74 $ US le baril en 2026, contre 67,74 $ US en 2025.
- Croissance du PIB canadien : 1,1 % en 2026, puis 1,7 % en 2027
- Inflation au Canada : 2,8 % en 2026, contre 2,1 % en 2025, puis 2,4 % en 2027
- Chômage au Canada : de 6,9 % en 2025 à 6,5 % en 2026
- Croissance mondiale : 3,1 % en 2026 (0,1 point de plus qu'en juillet) et 3,4 % en 2027
- Économies avancées : 2,1 % en 2026, puis 1,8 % en 2027
- Inflation mondiale : 4,7 % en 2026, puis 4,1 % en 2027
Pourquoi le Canada tire de l'arrière
À l'échelle mondiale, le FMI décrit moins un ralentissement qu'une redistribution de la croissance. Les investissements massifs dans l'intelligence artificielle soutiennent l'activité aux États-Unis et ailleurs, tandis que les pays importateurs d'énergie et les économies à faible revenu encaissent la hausse du coût des carburants.
Le Canada se retrouve entre les deux. De meilleurs prix pour ses exportations de ressources et des politiques de soutien amortissent en partie le choc, selon le Fonds, mais les droits de douane et l'incertitude commerciale pèsent sur l'investissement des entreprises et la fabrication. La prévision tombe quelques jours après que Statistique Canada eut rapporté un deuxième mois de pertes d'emplois, avec 68 000 postes de moins en septembre.
Le FMI note aussi que la croissance par habitant, longtemps anémique au Canada, devrait s'améliorer, notamment parce que la croissance démographique a fortement ralenti.
Les risques et l'autre côté de la médaille
Parmi les principaux risques à la baisse, le Fonds cite une escalade des conflits, de nouvelles tensions commerciales, la fragilité des finances publiques et une réévaluation brutale des profits attendus de l'IA. À l'inverse, un apaisement durable des tensions géopolitiques et commerciales, ou des gains de productivité plus rapides grâce à l'IA, pourraient donner une croissance plus forte que prévu.
Ces prévisions sont souvent révisées : celle du FMI pour le Canada a déjà perdu 0,4 point depuis avril. « La tâche qui nous attend consiste à passer de la gestion de crise à la reconstruction », écrit en avant-propos la conseillère économique du FMI, Silvana Tenreyro.
Ce que ça signifie pour les ménages
Une économie qui croît d'environ 1 % avec une inflation proche de 2,8 % met le pouvoir d'achat sous pression. Le FMI constate d'ailleurs que, lors des chocs du coût de la vie, les ménages à faible revenu subissent une inflation plus élevée, puisque l'essentiel occupe une plus grande part de leur budget.
Pour les épargnants, les réflexes restent les mêmes : garder son épargne de court terme dans un compte ou des CPG qui tentent au moins de suivre l'inflation, et maintenir un portefeuille de long terme diversifié entre régions et catégories d'actifs plutôt que de miser sur une seule prévision. Il s'agit d'information générale et non d'un conseil personnalisé.
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Sources
- FMI — World Economic Outlook, October 2026: Resilience Under Strain, Urgent Choices
- Canadian HR Reporter — Global economic outlook cuts Canada's 2026 growth forecast to 1.1 per cent
- CGTN — IMF raises 2026 global growth forecast to 3.1%
Information générale à caractère journalistique, et non un conseil financier personnalisé. Les chiffres reflètent la date de publication.