
Les ventes au détail rebondissent de 1,2 % en août, à 74,6 milliards, dans tous les sous-secteurs
Les Canadiens ont dépensé davantage chez les concessionnaires, à l'épicerie et en pharmacie en août, et une estimation préliminaire signale une autre hausse de 0,7 % en septembre.
Les consommateurs canadiens ont rouvert leur portefeuille en août. Les ventes au détail ont augmenté de 1,2 %, à 74,6 milliards de dollars, a annoncé vendredi Statistique Canada, et les neuf sous-secteurs suivis par l'agence sont en hausse. En volume, c'est-à-dire en excluant l'effet des prix, la progression est aussi de 1,2 % : les Canadiens ont réellement acheté davantage, pas seulement payé plus cher.
Ce rebond fait suite à un recul de 0,7 % en juillet, à 73,7 milliards. Selon l'estimation préliminaire de Statistique Canada, les ventes auraient encore grimpé de 0,7 % en septembre.
Les chiffres par rapport aux attentes
Le résultat est légèrement inférieur au consensus de 1,3 % rapporté par Trading Economics, de même qu'à l'estimation préliminaire de l'agence, qui était aussi de 1,3 %. Le détail :
- Concessionnaires de véhicules et de pièces : +1,2 %, dont +1,5 % chez les concessionnaires de voitures neuves après un recul de 1,4 % en juillet
- Stations-service et marchands de carburant : +1,7 % en dollars, mais -0,5 % en volume
- Commerce de détail de base (sans l'essence ni les véhicules) : +1,1 %, après -0,7 % en juillet
- Magasins d'alimentation et de boissons : +1,1 %, une première hausse en trois mois
- Marchandises diverses : +1,0 %; santé et soins personnels : +1,6 %, un 10e gain mensuel d'affilée
- Commerce électronique : 5,6 milliards, en hausse de 1,1 %, soit 7,6 % du total
Où l'argent a été dépensé
L'Ontario mène le bal en dollars, avec des ventes en hausse de 2,2 %, à 28,5 milliards, et un bond de 4,0 % dans la région de Toronto. La Colombie-Britannique a progressé de 2,1 %. Le Québec fait presque du surplace, à +0,2 %, tandis que l'Alberta a glissé de 0,1 %, en raison des concessionnaires automobiles. Le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador et l'Île-du-Prince-Édouard ont chacun reculé de 0,6 %.
Les données sur l'essence illustrent le choc pétrolier : les Canadiens ont payé plus cher à la pompe en août, mais ont acheté moins de carburant. D'où des ventes en dollars en hausse et des volumes en baisse.
Des raisons d'être prudent
Un bon mois ne renverse pas la tendance. L'enquête du troisième trimestre de la Banque du Canada auprès des consommateurs, publiée plus tôt dans la semaine, montrait des intentions de dépenses en recul par rapport à des niveaux déjà faibles, sous le poids des prix élevés et de l'incertitude. Environ les trois quarts des réponses avaient toutefois été recueillies avant la rupture des négociations commerciales avec les États-Unis, à la fin d'août.
L'estimation de septembre repose par ailleurs sur les réponses de seulement 58,5 % des entreprises sondées, contre un taux de réponse final moyen de 86,8 %; elle pourrait donc être révisée sensiblement. Le rapport complet est attendu le 20 novembre.
Ce que ça change pour les ménages
Les chiffres d'août laissent croire que les consommateurs résistent mieux que ne le suggèrent les sondages, ce qui soutient l'emploi dans le commerce et l'économie en général, à quelques jours de la décision de la Banque du Canada du 28 octobre. Pour un ménage, la leçon la plus utile se trouve dans les données sur l'essence : quand le prix des biens essentiels grimpe, la facture augmente même si l'on consomme moins, ce qui laisse moins de place pour le reste. Suivre son budget par catégorie et mettre de l'argent de côté d'avance pour les dépenses saisonnières prévisibles, comme le chauffage l'hiver, aide à absorber ces chocs. Il s'agit d'information générale, et non de conseils personnalisés.
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Sources
- Statistique Canada — Commerce de détail, août 2026
- Trading Economics — Canada retail sales
- Advisor.ca (La Presse Canadienne) — Retail sales down 0.7% in July at $73.7B: Statistics Canada
- Retail Insider — Bank of Canada surveys show consumers pulling back as trade uncertainty persists
Information générale à caractère journalistique, et non un conseil financier personnalisé. Les chiffres reflètent la date de publication.