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L'inflation américaine fait chuter le TSX de près de 400 points

Les prix à la consommation aux États-Unis ont grimpé de 3,7 % en septembre, plus que prévu, ce qui a fait reculer les minières aurifères et les titres technos, et le S&P/TSX de 1,11 %.

C'est un rapport sur l'inflation publié à Washington qui a dicté le ton à la Bourse de Toronto ce mercredi 14 octobre. L'indice composé S&P/TSX a clôturé à 35 584,46 points, en baisse de 399,52 points (-1,11 %), après des données montrant une accélération plus forte que prévu des prix à la consommation aux États-Unis en septembre.

Wall Street a aussi reculé : le S&P 500 a perdu 86,51 points, à 7 718,94, et le Nasdaq a cédé 511,51 points, à 26 692,87.

Les chiffres de l'inflation

Selon les données du Bureau of Labor Statistics rapportées par Beinsure :

La Réserve fédérale a relevé ses taux en septembre pour la première fois en plus de trois ans, à une fourchette de 3,75 % à 4 %. Après le rapport, les marchés évaluaient à 46 % la probabilité d'une nouvelle hausse d'un quart de point le 28 octobre, selon des données de LSEG citées par Reuters.

  • L'IPC global a augmenté de 0,6 % en septembre et de 3,7 % sur un an, contre 3,4 % en août et 3,6 % attendu par les économistes
  • L'IPC de base, qui exclut l'alimentation et l'énergie, a progressé de 0,3 % sur un mois (0,2 % prévu) et de 2,6 % sur un an (2,5 % prévu)
  • L'essence a bondi de 9,1 % en un mois et de 34,2 % sur un an

Les perdants et ceux qui ont résisté

Le secteur des matériaux a été le plus lourd, en baisse de 3,9 % en matinée avec le recul des métaux précieux, selon Reuters. L'or pour livraison en décembre a perdu 69,40 $ US, à 4 107,90 $ US l'once. Les financières, dont les grandes banques, reculaient de 0,8 % en milieu de matinée. Parmi les titres, Perpetua Resources a chuté de 10,24 %, Energy Fuels de 10,08 % et Celestica de 9,20 %, selon Investing.com.

Les valeurs défensives ont mieux fait : Labrador Iron Ore Royalty a gagné 4,25 %, Canadian Utilities 3,22 % et Emera 3,06 %. Le pétrole est resté ferme, le contrat de novembre gagnant 95 cents, à 95,09 $ US le baril. Le huard s'échangeait à 70,11 cents US, contre 70,31 cents US mardi.

L'angle canadien

Une inflation américaine plus forte compte ici parce qu'elle augmente les chances d'un resserrement aux États-Unis et pousse à la hausse les rendements obligataires canadiens. Le taux des obligations fédérales de 10 ans a grimpé à 3,91 % mercredi matin, selon Reuters. La Banque du Canada annoncera sa propre décision le 28 octobre, le même jour que la Fed.

« Le Canada se joindra aux autres banques centrales qui relèvent leurs taux », estime Angelo Kourkafas, d'Edward Jones, en précisant que les hausses pourraient être plus modestes que ce que prévoient les marchés à terme et obligataires.

L'autre son de cloche

Une bonne part de la hausse américaine vient de l'essence, dont le prix peut redescendre aussi vite qu'il a monté. L'inflation de base, à 2,6 %, reste bien inférieure au chiffre global, et le gouverneur de la Fed Christopher Waller a fait valoir que la hausse des rendements resserre déjà les conditions financières, ce qui rend une hausse en octobre moins urgente. Au Canada, la perte de 68 000 emplois en septembre plaide aussi pour la prudence à la Banque du Canada.

Ce que ça signifie pour l'investisseur canadien

Une séance comme celle-ci montre à quel point le TSX suit les attentes de taux aux États-Unis, et à quel point l'or et la techno peuvent être volatils après une forte remontée.

Pour l'investisseur à long terme, un portefeuille diversifié entre secteurs, y compris des payeurs de dividendes plus stables comme les services publics, peut atténuer ces secousses. Ceux qui ont une dette à taux variable ont intérêt à suivre de près les décisions du 28 octobre. Il s'agit d'information générale et non d'un conseil personnalisé.

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Sources

Information générale à caractère journalistique, et non un conseil financier personnalisé. Les chiffres reflètent la date de publication.