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Aritzia voit ses revenus bondir de 44 % à 1,17 milliard $ grâce aux États-Unis — Companies · CoinCompass
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Aritzia voit ses revenus bondir de 44 % à 1,17 milliard $ grâce aux États-Unis

Le détaillant de mode de Vancouver a profité d'une hausse de 60 % de ses ventes américaines et d'un remboursement ponctuel de droits de douane de 97,4 millions $; l'action a gagné 16,6 %.

Aritzia a livré jeudi, le 8 octobre, l'un des meilleurs trimestres de son histoire. Le détaillant de mode féminine de Vancouver a annoncé des revenus nets de 1,17 milliard $ pour son deuxième trimestre de l'exercice 2027, terminé le 30 août, en hausse de 44,1 %. Les ventes des magasins comparables ont progressé de 34,5 %.

C'est surtout le marché américain qui tire la croissance. Les revenus aux États-Unis ont grimpé de 60,3 %, à 779,4 millions $, et représentent maintenant 66,6 % du chiffre d'affaires. Au Canada, la hausse est plus modeste : 19,8 %, à 390,4 millions $.

Les chiffres du trimestre

Les investisseurs ont applaudi. Le vendredi 9 octobre, le titre d'Aritzia a gagné 16,6 % à la Bourse de Toronto pour atteindre 142,10 $, contre 121,89 $ la veille selon MarketBeat.

  • Revenus nets : 1,17 milliard $, en hausse de 44,1 %
  • Ventes en ligne : 402,9 millions $, en hausse de 67,7 %; boutiques : 766,9 millions $, en hausse de 34,1 %
  • Bénéfice net : 201,7 millions $, soit 1,70 $ par action diluée, en hausse de 204,2 %
  • Bénéfice net ajusté : 156,0 millions $, soit 1,31 $ par action diluée, en hausse de 122,1 %
  • BAIIA ajusté : 246,2 millions $, une marge de 21,0 %, en hausse de 590 points de base
  • Boutiques : 146 à la fin du trimestre, contre 134 un an plus tôt

Un remboursement de droits de douane qui gonfle le profit

Le bénéfice publié comprend un gain de 97,4 millions $ provenant du remboursement de droits de douane perçus en vertu de la loi américaine IEEPA (International Emergency Economic Powers Act). Ce montant a fait grimper la marge brute publiée à 57,1 %. Sans ce remboursement, la marge brute ajustée s'établit à 48,7 %, ce qui reste une amélioration de 490 points de base sur un an.

D'où l'importance de regarder les résultats ajustés : ce remboursement ne devrait pas se répéter, et les prévisions de l'entreprise excluent d'ailleurs tout gain de ce type.

Les perspectives

La direction prévoit des revenus de 1,275 à 1,325 milliard $ au troisième trimestre, soit une croissance d'environ 23 % à 27 %. Pour l'ensemble de l'exercice 2027, elle vise de 4,78 à 4,88 milliards $, une hausse de 29 % à 32 %, avec une marge de BAIIA ajusté d'environ 20 %.

Aritzia compte ouvrir de 12 à 13 nouvelles boutiques cette année, dont 11 ou 12 aux États-Unis. La PDG Jennifer Wong affirme que l'élan s'est poursuivi au troisième trimestre grâce à l'accueil de la collection d'automne.

Les risques à surveiller

Une croissance aussi rapide a ses revers. Les stocks ont augmenté de 35,8 %, à 714,9 millions $, et devront être écoulés sans trop de rabais pour protéger les marges. De plus, les deux tiers des revenus dépendent désormais du consommateur américain, alors que les relations commerciales entre Ottawa et Washington restent tendues.

Il y a aussi la question de l'évaluation. Malgré le bond du titre, plusieurs analystes avaient réduit leur cours cible au cours des dernières semaines, selon MarketBeat, et l'action se négocie à un multiple élevé des bénéfices. Les attentes sont maintenant hautes dans un secteur, la mode, reconnu pour ses cycles.

Ce que ça signifie pour l'investisseur canadien

Aritzia illustre comment certaines entreprises canadiennes trouvent leur croissance en vendant directement aux Américains plutôt qu'en misant sur l'économie d'ici. La leçon de ce trimestre : quand un élément ponctuel comme un remboursement de droits de douane entre en jeu, il vaut mieux se fier aux résultats ajustés qu'au profit publié.

Un titre individuel du commerce de détail peut bouger fortement, dans un sens comme dans l'autre, après un seul rapport trimestriel. Pour s'exposer au secteur sans cette concentration, un FNB d'actions canadiennes diversifié reste une option. Il s'agit d'information générale et non d'un conseil personnalisé.

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Sources

Information générale à caractère journalistique, et non un conseil financier personnalisé. Les chiffres reflètent la date de publication.