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Le CRTC approuve la recapitalisation de Corus : les prêteurs obtiennent 99 % du diffuseur — Companies · CoinCompass
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Le CRTC approuve la recapitalisation de Corus : les prêteurs obtiennent 99 % du diffuseur

Le régulateur a donné son feu vert à un plan où des prêteurs effacent environ 500 millions $ de dette en échange de la quasi-totalité de Corus. Les actionnaires actuels garderont 1 %.

Corus Entertainment (TSX : CJR.B), propriétaire de Global News et de dizaines de services de télé et de radio, vient de franchir le dernier gros obstacle réglementaire de sa restructuration. Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a approuvé son plan de recapitalisation jeudi soir, une décision qui remet à ses créanciers le contrôle de l'un des plus grands diffuseurs privés du pays.

Selon le plan dévoilé en novembre dernier, certains prêteurs de Corus effaceront environ 500 millions $ de dette en échange de 99 % d'une nouvelle société mère, NewCo, qui détiendra Corus en entier. Les actionnaires existants échangeront leurs titres contre des actions représentant le 1 % restant.

Ce que dit le CRTC

L'approbation porte sur un changement de propriété et sur le transfert du contrôle effectif de tous les services de programmation autorisés exploités par Corus et ses filiales. Dans le résumé de sa décision, le CRTC souligne que l'entreprise fait face à d'importantes difficultés financières, liées à la fois aux pressions qui touchent toute l'industrie et à sa structure de capital.

Selon le régulateur, la gravité de ces difficultés menace la viabilité même des activités de Corus et risque de priver le système canadien de radiodiffusion d'un acteur clé. Il ajoute que le maintien des services de nouvelles et d'information de Corus, y compris à la radio, sert l'intérêt public.

Corus affirme que ses activités se poursuivent normalement, sans effet prévu sur ses engagements envers ses clients, producteurs, fournisseurs ou employés. La transaction devrait se conclure d'ici quelques semaines, une fois les dernières conditions remplies et les approbations habituelles des autorités en valeurs mobilières et de la Bourse obtenues.

Le chemin parcouru

Les derniers résultats montrent l'ampleur du problème. Le mois dernier, Corus a déclaré une perte nette attribuable aux actionnaires de 36,5 millions $ pour son troisième trimestre, avec des revenus en baisse de 16 % sur un an. L'entreprise possède 25 services de télé spécialisée, 15 stations conventionnelles et 36 stations de radio, en plus de plateformes numériques et de diffusion en continu. Elle a déjà supprimé des postes, notamment à Global BC, à Global National et à News 640.

  • Novembre 2025 : annonce du plan de recapitalisation
  • Février 2026 : le vote des actionnaires échoue, Corus se tourne vers les tribunaux
  • 24 mars 2026 : la Cour supérieure de justice de l'Ontario (rôle commercial) autorise le plan
  • 17 septembre 2026 : feu vert du CRTC

Un secteur sous pression

Le CRTC note lui-même que les services de nouvelles partout au pays subissent des pressions importantes. Les diffuseurs traditionnels assument les coûts des salles de nouvelles locales et des obligations réglementaires, alors que l'auditoire et les annonceurs se dispersent vers le numérique et la diffusion en continu. Pour le régulateur, garder en vie un grand joueur canadien de l'information et du divertissement a pesé plus lourd que le fait que la propriété passe aux créanciers.

Les risques qui demeurent

Cette décision sauve l'entreprise, pas ses actionnaires actuels. Une participation résiduelle de 1 % représente une dilution massive. C'est d'ailleurs pourquoi le dossier a abouti devant un juge après le refus des actionnaires.

L'allègement de la dette ne règle pas non plus le problème de fond. Un recul de 16 % des revenus en un seul trimestre montre à quelle vitesse la base publicitaire s'effrite, et les nouveaux propriétaires hériteront de ce défi. D'ici la clôture, il reste aussi un certain risque lié aux dernières approbations.

Ce que ça change pour l'investisseur ordinaire

Quand une société très endettée convertit sa dette en capital, ce sont généralement les prêteurs qui deviennent propriétaires, et les actionnaires ordinaires ne conservent presque rien. Une action qui a beaucoup chuté n'est pas forcément une aubaine : dans une restructuration, elle peut représenter une part sur le point de fondre.

Pour la plupart des ménages, la leçon touche la concentration. Un fonds large et diversifié limite les dégâts qu'une seule restructuration peut causer à un portefeuille. Il s'agit d'information générale, et non de conseils personnalisés.

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Sources

Information générale à caractère journalistique, et non un conseil financier personnalisé. Les chiffres reflètent la date de publication.