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Les loyers demandés reculent de 3,6 % au deuxième trimestre, mais grimpent dans plusieurs villes moyennes — Housing · CoinCompass
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Les loyers demandés reculent de 3,6 % au deuxième trimestre, mais grimpent dans plusieurs villes moyennes

Le loyer demandé moyen d'un deux-chambres dans les régions métropolitaines du pays s'établissait à 2 130 $ au deuxième trimestre, en baisse de 3,6 % sur un an, selon Statistique Canada.

Les locataires qui magasinaient un logement ce printemps ont trouvé des prix un peu plus doux dans la plupart des grandes villes. Statistique Canada a indiqué mercredi que le loyer demandé moyen pour un appartement de deux chambres, toutes régions métropolitaines de recensement confondues, s'élevait à 2 130 $ par mois au deuxième trimestre de 2026, soit 3,6 % de moins qu'un an plus tôt.

Ces données proviennent du programme de Statistiques trimestrielles sur les loyers, mené avec la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). Il s'appuie sur les annonces publiées sur les principales plateformes de location, tant pour les immeubles locatifs que pour le marché secondaire.

Les chiffres

Le recul s'accentue : au premier trimestre, la même mesure s'établissait à 2 150 $, en baisse de 0,9 % sur un an. Au deuxième trimestre, les baisses les plus marquées touchent des marchés qui avaient surchauffé après la pandémie :

À l'inverse, plusieurs villes moyennes continuent de grimper, dont Thunder Bay (+6,5 %), Sherbrooke (+5,7 %), Halifax (+5,3 %) et Saskatoon (+5,2 %).

Malgré la baisse, Vancouver demeure le marché le plus cher, avec un loyer demandé moyen de 3 030 $ pour un deux-chambres, devant Toronto (2 650 $), Victoria (2 640 $) et Halifax (2 400 $).

  • Abbotsford–Mission : -6,4 %
  • Calgary : -6,4 %
  • Montréal : -5,2 %
  • Vancouver : -4,1 %

Loyer affiché contre loyer réellement payé

Statistique Canada publie aussi des estimations du loyer payé, c'est-à-dire ce que versent les locataires déjà en place. Dans presque toutes les régions où les deux mesures existent, le loyer demandé dépasse le loyer payé. Seules exceptions : Calgary (1 890 $ demandé contre 1 930 $ payé), Regina (1 480 $ contre 1 580 $) et Edmonton, où les deux mesures sont égales à 1 570 $.

Le loyer payé le plus élevé pour un deux-chambres se trouve à Vancouver (2 470 $) et à Toronto (2 160 $). L'agence explique l'écart en partie par les baux signés il y a longtemps et soumis à un contrôle des loyers dans certaines provinces, ainsi que par des différences d'âge, d'emplacement et de caractéristiques entre les logements offerts et ceux déjà occupés.

Mise en contexte

Ces résultats confirment un refroidissement des loyers affichés dans les grandes villes canadiennes. Ils se distinguent toutefois de la composante loyer de l'Indice des prix à la consommation, qui mesure ce que paient l'ensemble des locataires en tenant compte de la qualité des logements : celle-ci progressait encore de 2,5 % sur un an en juillet. Autrement dit, les nouvelles annonces baissent dans plusieurs villes, alors que la facture du locataire moyen continue de monter légèrement.

Les bémols

Statistique Canada qualifie ce programme d'expérimental et sujet à révision. L'agence précise que certaines estimations doivent être utilisées avec prudence en raison de données manquantes d'un fournisseur, ce qui a exigé une modélisation pour le deuxième trimestre de 2025. Les moyennes ne tiennent pas compte de la qualité : un changement dans le type de logements affichés (stationnement, chauffage inclus, etc.) peut faire bouger les chiffres. Et une moyenne nationale masque des réalités locales très différentes, comme le montrent Halifax et Sherbrooke.

Ce que ça change pour un ménage

Pour un locataire qui peut déménager, ces données laissent entrevoir un peu plus de marge de négociation à Calgary, à Montréal ou à Vancouver qu'il y a un an, même si les loyers y restent élevés. Avant de donner un avis de départ, un locataire dont le bail est encadré a intérêt à comparer son loyer actuel aux loyers affichés : l'écart peut être important.

Pour ceux qui hésitent entre louer et acheter, des loyers plus doux modifient un peu le calcul, mais la décision dépend surtout des prix locaux, des taux hypothécaires et de la durée prévue. Il s'agit d'information générale, et non de conseils personnalisés.

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Sources

Information générale à caractère journalistique, et non un conseil financier personnalisé. Les chiffres reflètent la date de publication.