
Les ventes de maisons reculent de 2,3 % en septembre, l'ACI abaisse encore sa prévision
La hausse des taux hypothécaires fixes a refroidi la revente; l'ACI prévoit maintenant 444 530 ventes cette année, en baisse de 5,2 %, et l'indice des prix recule de 3,4 % sur un an.
Le marché canadien de la revente a perdu de l'élan en septembre. L'Association canadienne de l'immeuble (ACI) a annoncé ce vendredi 16 octobre que les ventes de propriétés ont reculé de 2,3 % par rapport à août et de 7,7 % par rapport à septembre 2025, mettant fin à quatre mois de modestes gains.
Du même souffle, l'ACI a revu à la baisse sa prévision de ventes pour 2026, pour la troisième fois cette année, en pointant la récente hausse des taux hypothécaires fixes.
Les chiffres
L'ACI prévoit maintenant 444 530 ventes en 2026, un recul de 5,2 % par rapport à 2025, alors qu'elle anticipait une baisse de 1,4 % en juillet. Elle s'attend à ce que le prix moyen progresse légèrement de 0,2 %, à 681 681 $, cette année, et à un rebond des ventes de 4,4 %, à 464 235, en 2027, rapporte La Presse Canadienne.
- Ventes : -2,3 % sur un mois; ventes réelles : -7,7 % sur un an
- Nouvelles inscriptions : -1,8 % par rapport à août
- Ratio ventes-nouvelles inscriptions : 48,8 %, contre 49,1 %
- Mois d'inventaire : 4,9 à l'échelle nationale
- Indice des prix MLS : -0,4 % sur un mois et -3,4 % sur un an
- Prix moyen national : 666 538 $, en baisse de 1,6 % sur un an
Pourquoi les acheteurs ont levé le pied
« Ce n'était guère surprenant compte tenu de la récente hausse des taux hypothécaires fixes », a indiqué Shaun Cathcart, économiste principal de l'ACI. Selon lui, la grande question est de savoir jusqu'où la Banque du Canada devra aller. Rishi Sondhi, économiste à la TD, estime lui aussi que la hausse du coût d'emprunt explique en bonne partie le recul du mois.
Les taux fixes suivent les rendements obligataires, qui ont grimpé à mesure que les marchés envisageaient des hausses de taux de la Banque du Canada et de la Réserve fédérale. Le mauvais rapport sur l'emploi de septembre a depuis tempéré les attentes d'une hausse en octobre.
La construction résiste mieux
Du côté des mises en chantier, le portrait est plus encourageant. La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) a rapporté le même jour que le rythme annualisé désaisonnalisé des mises en chantier a augmenté de 3 % en septembre, à 248 896 logements, contre 242 223 en août. Les mises en chantier réelles dans les grands centres restent toutefois inférieures de 11 % à celles d'il y a un an, et l'économiste en chef adjoint de la SCHL, Aled ab Iorwerth, prévient que le principal risque pour le Canada est maintenant de ne pas construire assez pendant cette période de ralentissement des marchés immobiliers.
L'autre côté de la médaille
Pour les acheteurs, un marché plus calme donne un certain rapport de force. Avec 4,9 mois d'inventaire et des prix sous leur niveau d'il y a un an, les négociations deviennent plus équilibrées. « Pour les vendeurs, une stratégie de prix bien réfléchie deviendra encore plus importante », souligne Garry Bhaura, président du conseil de l'ACI. Les conditions varient toutefois beaucoup d'une région à l'autre, et l'ACI s'attend à une reprise en 2027.
Ce que ça signifie pour les ménages
Pour les futurs acheteurs, la variable clé est le coût d'emprunt plus que le prix. Obtenir une préapprobation pour réserver un taux, et tester son budget à l'aide de la simulation de crise hypothécaire, peut éviter les mauvaises surprises si les taux montent encore.
Pour les propriétaires dont le prêt arrive à échéance dans les prochains mois, il vaut la peine de magasiner plusieurs prêteurs et de comparer les conditions bien avant la date de renouvellement. Il s'agit d'information générale et non d'un conseil personnalisé.
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Sources
- ACI — Statistiques nationales, septembre 2026
- CP24 (La Presse Canadienne) — CREA downgrades home sales forecast for the third time this year
- SCHL — Housing starts and construction data, September 2026
- Zoocasa — September 2026 CREA data
Information générale à caractère journalistique, et non un conseil financier personnalisé. Les chiffres reflètent la date de publication.