
Les ventes de maisons reculent de 0,7 % en août, les nouvelles inscriptions rebondissent
Selon l'ACI, les ventes ont légèrement fléchi en août alors que les nouvelles inscriptions ont grimpé de 3,3 %; les prix restent stables, en baisse de 3 % sur un an.
Le marché immobilier canadien a fait du surplace jusqu'à la fin de l'été. L'Association canadienne de l'immeuble (ACI) a annoncé mardi que les ventes résidentielles ont reculé de 0,7 % en données désaisonnalisées entre juillet et août, tandis que les nouvelles inscriptions augmentaient nettement.
En données réelles, 37 504 propriétés ont changé de mains en août, soit 6,9 % de moins qu'en août 2025. Selon l'économiste principal de l'ACI, Shaun Cathcart, l'activité et l'évolution des prix sont restées à peu près inchangées pour un quatrième mois d'affilée.
Les chiffres
Un peu moins de 200 000 propriétés étaient à vendre à la fin d'août, 1,4 % de plus qu'il y a un an, ce qui correspond à la moyenne à long terme, rapporte La Presse Canadienne.
- Ventes : -0,7 % par rapport à juillet; -6,9 % sur un an (données réelles)
- Nouvelles inscriptions : +3,3 % sur un mois, après trois baisses mensuelles consécutives
- Ratio ventes-nouvelles inscriptions : 49,1 %, contre 51,1 % en juillet (moyenne à long terme : 54,7 %)
- Mois d'inventaire : 4,8, inchangé pour un quatrième mois, un peu sous la moyenne à long terme de cinq mois
- Indice des prix MLS : stable sur un mois, en baisse de 3 % sur un an
- Prix de vente moyen au pays : 668 219 $, en hausse de 0,6 % sur un an
Ce qui a changé : l'économie
Pour l'ACI, le vrai changement se trouve hors de l'immobilier. Shaun Cathcart évoque un environnement économique différent, citant les récents avertissements de la Banque du Canada sur la montée des risques d'inflation et les doutes quant à la solidité de la reprise. Selon lui, ces nouveaux vents contraires devraient freiner l'élan du marché d'ici 2027.
Le président de l'ACI, Garry Bhaura, souligne que la hausse de l'offre en août touchait l'ensemble des grands marchés.
Un marché mou, mais fonctionnel
L'économiste de BMO Robert Kavcic qualifie le marché de « mou » selon les normes historiques, sans être « complètement à plat ». Il estime que les conditions demeurent équilibrées à l'échelle nationale et que le marché se contente essentiellement d'écouler les propriétés qui doivent changer de mains. Les plus grands marchés du pays, le sud de l'Ontario et une bonne partie de la Colombie-Britannique, continuent de traîner de la patte.
Sur le terrain, le courtier Scott Moulton, de Royal LePage Atlantic à Halifax, décrit un été « très tranquille » et des acheteurs « patients », qui s'inquiètent des tarifs et de la sécurité de leur emploi.
Les risques
Le principal risque est économique. Les nouveaux tarifs américains et les contre-mesures canadiennes, une inflation de 3 % et la possibilité que la Banque du Canada relève ses taux plutôt que de les baisser minent la confiance des acheteurs. Si les inscriptions continuent d'augmenter sans hausse équivalente des ventes, le marché basculerait davantage en faveur des acheteurs, ce qui pourrait accentuer la pression sur les prix dans les régions les plus faibles.
Ce que ça change pour vous
Pour un acheteur, un marché équilibré avec 4,8 mois d'inventaire signifie généralement plus de choix et moins de pression pour renoncer à l'inspection ou à la condition de financement. Les prix de référence sont plus bas qu'il y a un an, mais le coût d'emprunt pourrait remonter : une préautorisation hypothécaire et un budget testé à un taux plus élevé sont de mise.
Pour un vendeur, la concurrence accrue des inscriptions rend un prix réaliste d'autant plus important. Pour les propriétaires qui ne déménagent pas, la stabilité des prix compte surtout au renouvellement ou en cas d'emprunt sur la valeur de la maison. Il s'agit d'information générale, et non de conseils personnalisés.
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Sources
- BNN Bloomberg (communiqué de l'ACI) — Canadian home sales slide down slightly in August
- Advisor.ca (La Presse Canadienne) — August home sales down 6.9%: CREA
Information générale à caractère journalistique, et non un conseil financier personnalisé. Les chiffres reflètent la date de publication.