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La population canadienne ne croît que de 0,5 %, le rythme le plus lent depuis 1915-1916 — Economy · CoinCompass
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La population canadienne ne croît que de 0,5 %, le rythme le plus lent depuis 1915-1916

Le pays comptait 41 798 407 habitants au 1er juillet, alors que le nombre de résidents non permanents a chuté d'un record de 154 614 en un an, surtout chez les étudiants étrangers.

Le boom démographique est terminé. Statistique Canada estimait mercredi que le pays comptait 41 798 407 habitants au 1er juillet 2026, soit 189 425 de plus qu'un an plus tôt, une hausse de 0,5 %. C'est la plus faible croissance annuelle en nombre depuis 1944-1945 et le plus faible taux depuis 1915-1916.

Selon l'organisme, ce ralentissement s'explique presque entièrement par l'évolution de la migration internationale. On est loin de la croissance de 2,8 % enregistrée en 2023-2024.

Les chiffres

  • Croissance annuelle : 0,5 % en 2025-2026, contre 1,1 % en 2024-2025 et un sommet de 2,8 % en 2023-2024
  • Deuxième trimestre (1er avril au 1er juillet) : 80 343 personnes de plus (0,2 %), le plus faible deuxième trimestre depuis 2020
  • Résidents non permanents : baisse de 154 614 en un an, à 2 779 774, soit 6,7 % de la population; c'est le plus fort recul annuel depuis le début des données comparables, en 1971-1972
  • Plus fortes baisses : titulaires d'un permis d'études (140 827 de moins) et titulaires d'un permis de travail et d'études (81 163 de moins)
  • Immigrants admis au deuxième trimestre : 99 148, en baisse de 4,2 % par rapport à 103 527 un an plus tôt
  • Âge médian de 40,9 ans; âge moyen de 42,1 ans

Un portrait révisé

La publication s'accompagne d'une révision plus importante qu'à l'habitude. Statistique Canada a intégré deux nouveaux ajustements à ses estimations des résidents non permanents : des données frontalières pour estimer combien de titulaires de permis quittent le pays avant l'expiration de leur permis, et une meilleure prise en compte des personnes qui restent au Canada en attendant une prolongation. Les estimations ont été révisées jusqu'au 1er juillet 2021.

Le nombre de résidents non permanents avait culminé à 2 984 285 le 1er octobre 2024, soit 7,2 % de la population. Les nouvelles données montrent que la baisse se poursuit. Le groupe des demandeurs d'asile a aussi connu sa première baisse trimestrielle depuis le début de 2022, à 530 090 personnes.

Pourquoi c'est important pour l'économie

La croissance démographique a longtemps soutenu le PIB, les dépenses de consommation et la demande de logements locatifs. Sans elle, l'économie devra davantage miser sur la productivité et l'investissement. La Banque du Canada prévoit d'ailleurs une croissance de la population active proche de zéro au cours des prochaines années. Le profil d'âge change aussi : les 65 ans et plus forment désormais environ 20 % de la population, contre environ 15 % pour les 0 à 14 ans.

L'Alberta affiche la croissance la plus rapide (1,5 %) et la Colombie-Britannique la plus lente (0,1 %). Les Territoires du Nord-Ouest sont les seuls à reculer.

Le revers de la médaille

Une croissance plus lente allège certaines pressions. Moins de nouveaux arrivants, c'est moins de demande pour les logements locatifs, surtout dans les marchés très étudiants, et une population active qui augmente moins vite peut resserrer le marché du travail pour ceux qui sont déjà ici. Mais c'est aussi moins de travailleurs pour soutenir une population vieillissante, des revenus en moins pour les collèges et les propriétaires, et une croissance moins automatique des ventes pour les détaillants et les banques.

Ce que ça change pour les ménages et les investisseurs

Les locataires des villes qui comptaient beaucoup sur les étudiants étrangers pourraient profiter de plus de choix et de hausses de loyer plus modérées. Ceux qui investissent dans des secteurs portés par la forte croissance démographique, comme les FPI résidentielles ou certains prêteurs, auraient intérêt à revoir leurs hypothèses de croissance. Pour les acheteurs, une démographie plus lente ne signifie pas automatiquement des prix plus bas, puisque les taux et l'offre comptent toujours, mais elle modifie la demande à long terme. Il s'agit d'information générale, et non de conseils personnalisés.

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Sources

Information générale à caractère journalistique, et non un conseil financier personnalisé. Les chiffres reflètent la date de publication.